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Pourquoi Dieu s'est-Il fait homme ?

La question est bien naturelle car la religion chrétienne, unique religion véritable, est la seule à enseigner que Dieu est venu, il y a deux mille ans, sous forme humaine en la Personne de Jésus-Christ. Nous lisons dans l’Evangile selon Saint Jean au chapitre 18 verset 37 « Pilate donc lui dit: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis que moi je suis roi. Moi, je suis né pour ceci, et c'est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité, écoute ma voix. » La « vérité » dont le Seigneur Jésus parle ici est le fait que l’humanité est séparée de Dieu en raison de ses innombrables péchés et c’est pour cela que « Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Evangile de Saint Jean chapitre 3, verset 16). En disant « il a donné son Fils unique », le Créateur nous indique qu’Il s’est incarné, car l’incarnation qui veut dire « venir dans la chair », était absolument nécessaire à l’expiation de nos péchés.

Pourquoi expier nos péchés me direz-vous ? Parce que Dieu est à la fois souverain et saint. Il a établi, lors de la Création du monde, un ordre moral en harmonie complète avec Sa sainteté. Le péché est un désordre de cette harmonie, c’est la raison pour laquelle il est incompatible avec la nature même de Dieu. Le châtiment qu’entraîne le rejet de la souveraineté de Dieu est la séparation d’avec Dieu, et cette séparation est manifestée à la fois par la mort physique et la mort spirituelle. Chaque être humain possède, dès sa naissance, une nature pécheresse appelée péché originel; c’est pourquoi, en raison de nos fautes, nous sommes tous séparés de Dieu. Mais l’Amour de Dieu pour nous est si profond, qu’Il a pourvu aux moyens de notre rédemption afin que nous puissions être restaurés dans notre communion avec Lui. Comment ? En payant la rançon de nos péchés Lui-même ! Lui qui est parfait a donné Sa vie pour nous qui sommes imparfaits. Par l’Incarnation, le Seigneur Dieu est devenu le nécessaire sacrifice expiatoire requis par la Loi divine donnée à Moïse : « Il dit ensuite: Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. » (Epitre aux Hébreux chapitre 10 versets 9 à 10).

Pour comprendre pleinement l’Incarnation de Dieu en Jésus-Christ, il faut considérer l’Amour infini de Dieu, sans quoi on ne peut rien y comprendre, et à l’instar des juifs et des musulmans on se retranchera alors misérablement derrière un code juridico-religieux dont l’Amour divin est totalement absent ! En effet, Dieu n’avait pas besoin d’ordonner ce moyen d’expiation par le sang, et pourtant Il l’a fait ! Il a choisi de prendre forme humaine et de résider au milieu d’une Création pervertie par le péché. Il a également choisi de mourir agonisant sur une croix ! Le prophète Esaïe, dans une sobre prophétie, quatre siècles avant la venue du Christ, nous l’a révélé lorsqu'il écrit : « Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. » (Esaïe chapitre 53, versets 3 à 4).

Toutes les religions sur terre nient cette Incarnation de Dieu en Jésus et c’est plus particulièrement le cas du judaïsme et de l’islam. Certaines, comme l’hindouisme, acceptent une sorte de concept d’incarnation de leurs multiples fausses divinités mais non comme les Saintes Ecritures nous l’enseignent précisément et clairement, c'est-à-dire que Dieu est devenu chair ; qu’Il nous a enseigné et démontré comment nous devons vivre ici-bas, nous montrant l’unique Chemin de la Vie éternelle et du bonheur sans fin; et qui est mort pour nous, à notre place sur la croix en rémission de nos péchés personnels et collectifs. Cette doctrine est le fondement même de la foi chrétienne et n’est absolument pas négociable. Pas de compromis à ce sujet : un Chrétien croit que Jésus-Christ est Dieu venu dans la chair. Toute autre doctrine est une erreur et un blasphème. Jésus-Christ, Vrai Dieu et Vrai Homme, est la seule Lumière spirituelle de l'humanité car :

« Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Evangile de Saint Jean chapitre 1 versets 9 à 12).

La sainteté : un anti-dépresseur pour notre temps...

"Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu et ils sont gratuitement justifiés par Sa grâce par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ" (Epître de Saint Paul aux Romains chapitre 3 versets 23 à 24)

Beaucoup se plaignent, à notre époque, de ne plus avoir goût à la vie, d'être déprimés de vivre dans un monde violent, mercantile, matérialiste, cruel, etc... Un esprit de découragement général gagne peu à peu nombre de nos contemporains. Dans cette catégorie, la France est la championne de la consommation d'anti-dépresseurs. Aucune classe sociale n'est épargnée : du "métrosexuel" cadre supérieur à l'employé municipal de village ou à l'agriculteur bio, chacun "fait sa dépression".

Pour être très honnête, les anti-dépresseurs ne changeront rien à ce problème dont la racine ne se loge pas seulement dans l'activité psycho-neurologique, mais plus profondément au coeur de la nature spirituelle qui constitue chacun d'entre nous. En effet, il est bon de rappeler, dans notre contexte hyper-matérialiste, que l'être humain est un être mixte composé d'une nature animale (instincts de reproduction, de conservation de l'individu et de l'espèce, instinct grégaire, etc...) mais aussi d'une nature divine, spirituelle (capacité au raisonnement moral, maîtrise des instincts, recherche d'une relation avec Dieu, le supranaturel, la transcendance des rites funéraires, des croyances, etc...). C'est pourquoi, les hommes et les femmes cherchent tout au long de leur vie, outre les plaisirs physiques (nourriture, sexualité, réalisation professionnelle, etc...), le sens particulier de leur existence individuelle. Et à cette question du sens de notre vie (pourquoi suis-je sur terre ? à quoi ma vie sert-elle ?) chacun d'entre nous essaie d'y répondre par ses propres moyens, et notamment en puisant dans les ressources de notre nature animale et matérielle. C'est, en effet, ce qui est le plus immédiat dans l'ordre de nos expériences et le plus facile d'accès en nous : nous allons donc tenter, par mille moyens, de séduire les autres, de nous faire apprécier voire aimer socialement de  toutes nos relations. Si nous n'y parvenons pas alors nous souffrons. Bref comme le paon nous faisons la roue mais notre chant est détestable à nos propres oreilles...

Pourquoi ? Parce que si nous ne développons pas notre nature spirituelle, divine, tout ce que nous faisons n'est alors qu'une immense pièce de théâtre où nous jouons tantôt l'acteur, tantôt le figurant . Nous ne sommes, sans le service de Dieu, que de pauvres animaux désespérés en proie à cette question du sens de l'existence. Et les capitalistes consumméristes de tous bords l'ont bien compris : on nous vend du rêve pour rester jeune, nous modifier plastiquement, rester toujours en forme, avoir l'écran plat qui va révolutionner notre existence depuis le canapé de notre salon et le i-pad dont nous ne pourrons plus nous passer...même au paradis ?! Voilà, chers amis, la racine de la dépression : une vie sans idéal éternel, une vie sans Dieu, sans but ultime. Tout comme votre serviteur, vous allez mourir et quitter ce monde. Je sais, ça ne fait jamais plaisir de se l'entendre dire car, au fond de nous-mêmes, nous en avons tous l'absolue certitude ! Et pourtant, il vous faudra abandonner votre smartphone dernière tendance, votre rutilante Subaru, vos brillants enfants, vos magnifiques gloires sociales, tous ces merveilleux amis qui vous aiment tant... Une fois dépouillés de tout cela, et nus comme des vers, que vous restera-t-il lorsque vous vous présenterez devant le Tribunal céleste, où le bel Archange Saint Michel pèsera votre âme sur la balance de la Justice divine et vous demandera solennellement :  Qu'as-tu fait de ta vie ? A cette question, que répondriez-vous, si vous mouriez à l'instant même où vous lisez ce billet ? Avez-vous servi le Christ et observé les commandements de Dieu : aimer Dieu, aimer son prochain et se respecter soi-même ? Ce ne sont pas les chèques en faveur du Téléthon ou du Secours Populaire qui vous sauveront de la damnation éternelle, mais c'est votre foi dans le sacrifice du Christ, livré pour vous, à la croix ! C'est en ayant reçu le baptême et en essayant tout au long de vos jours de vivre à l'écoute et à l'imitation de votre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ que vous obtiendrez le bonheur de la vie éternelle avec tous ceux que vous aimez et qui vous ont précédés dans la foi. En d'autres termes, en devenant un saint, un imitateur du Christ dans une vie moderne ! Personne ne vous demande de vous livrer aux lions dans une arène pour le devenir par le martyre même si des jours, pas si lointains que cela viendront, où l'on mettra à nouveau à mort, sur le sol européen, des Chrétiens pour leur fidélité au Christ. En attendant ces jours funestes, ne perdez pas de temps et tournez-vous vers cet idéal de vie qu'aucune religion sur terre autre que la religion véritable du Christ ne vous propose : franchissez les portes du Paradis en préparant votre voyage dès ici bas par une vie faite de prière et de service. Quittez la chimie des anti-dépresseurs, et courez le bon combat de la foi, en imitant Jésus tous les jours de votre vie, sans vous décourager lorsque vous chutez et que vous tombez dans certaines fautes. Devenir un saint est un travail à plein temps ! Relevez la tête, le Christ vous aime et donne à votre vie le sens que personne, ni aucun bien ou plaisir matériel, en ce monde, excepté Lui seul, ne pourra vous donner ! Très bonne fête de la Toussaint à chacun de vous !

Le minaret à l’assaut de l’identité chrétienne…

On ne compte plus les demandes de construction de mosquées en France (entre 100 et 150) et souvent au mépris de la loi de 1905 contournée par la rédaction de baux emphytéotiques au loyer symbolique (1 euro par an comme c’est le cas de la mosquée de Montreuil). La moindre opposition à leur érection est perçue comme un horrible fascisme et condamné au nom de la laïcité et de la démocratie. La liberté d’expression et de pensée est malmenée au passage tandis que les valets de plumes des Droits de l’Homme appellent à l’égalité de tous les cultes devant la Loi et au respect de chacun. Mais nous ne sommes pas dupes ! L’égalité est une de ces chimères doctrinales que nous impose la République actuelle qui a pour religion officielle la laïcité et pour clergé officieux la Franc-maçonnerie. Après avoir réduit à peau de chagrin, l’influence culturelle du catholicisme romain dans la vie quotidienne des Français, les oligarques du multiculturalisme d’Etat veulent nous faire entendre que l’implantation de mosquées sur nos terres serait un idéal d’harmonie démocratique auquel il faut s’élever…sous peine d’être considéré comme réactionnaire et fasciste, et d’être contraint à croire au dogme par l’usage répressif de l’appareil judiciaire. La liberté démocratique est donc une variable ajustable aux uns plus qu’aux autres. Si notre société française est aujourd’hui considérablement sécularisée, l’imaginaire collectif ne s’est pourtant pas entièrement débarrassé de sa culture chrétienne. Et c’est tant mieux. La mosquée et son minaret, sont une agression et viennent perturber notre champ culturel social civilisationnel. En dépit de la pseudo fraternité affichée par les hiérarques lors des rencontres interreligieuses ou des aspirations de l’idéal judéo-maçonnique mondialiste d’intellectuels, journalistes et politiques, le peuple des régions de France se laisse de moins en moins tromper sur les motivations de l’Islam. Mosquées, minarets, centres culturels islamiques sont une provocation, une invasion, en bref une colonisation, de notre espace culturel multiséculaire mais surtout une tentative d’éradication de notre Histoire sur notre propre sol. Nous savons tous qu’il existe une appropriation de l’espace public au travers de l’architecture, et les conflits religieux des siècles passés l’ont amplement démontré. Par ailleurs, la monumentalité religieuse qui s’y exprime est un véritable enjeu de pouvoir. Un minaret visible dans une ville ou un village de culture chrétienne indique une victoire et une conquête de la terre d’Islam sur celle de l’Occident chrétien. Cette affirmation déplaira fortement aux uns et aux autres pour des raisons qui mêlent tout à la fois bonne volonté humaniste, intérêts supérieurs financiers, orgueil de la pensée, méconnaissance de l’Islam, perte de l’identité ou encore inculture… C’est un fait, deux civilisations ne peuvent cohabiter sans la disparition de l’une au profit de l’expansion de l’autre. Pour conclure ce billet, je me tourne vers les Chrétiens coptes qui vivent dans l’Egypte musulmane et qui ont dû, récemment encore, essuyer, en payant au prix de leur sang, de terribles représailles de la part de leurs compatriotes musulmans. Ces frères en Christ doivent négocier en permanence avec le loup christianophobe pour ne pas totalement disparaître d’une terre qui les a vus naître bien avant l'invention de l’Islam par Mahomet. En ce qui nous concerne, nous, Chrétiens de France, nous ne voulons pas de ce loup dans notre bergerie car l’Islam est un totalitarisme qu’il faut rejeter sans concession aucune. "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi, disperse." dit le Seigneur Jésus. On ne saurait être plus clair, chers Chrétiens !

Les Juifs sont-ils encore le Peuple élu ?

"Voici ce que dit le Premier et le Dernier, qui a été mort et qui a repris vie : je connais ta tribulation, et ta pauvreté (mais tu es riche), et l'outrage de ceux qui se disent être Juifs; ils ne le sont pas, mais ils sont la synagogue de Satan. Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir. Voici, le diable va jeter quelques uns d'entre vous en prison afin que vous soyez éprouvés : et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort et je te donnerai la couronne de vie." (Apocalypse 1, 8b-10).

La tendance actuelle du Christianisme contemporain est à l'oubli de ce verset de l'Apocalypse par la réduction de son interprétation au contexte historique rédactionnel au sein duquel il aurait vu le jour...La chose est scientifique, ou prétendue telle, et permet de ne pas régler la question de la perte de l'élection divine pour le peuple juif face à l'Eglise, seul vrai Peuple de Dieu.
L'Eglise de Smyrne, dont il est parlé dans le passage cité ci-dessus en référence, est l'archétype de l'Eglise fidèle et courageuse dans des temps de confusion doctrinale, morale, spirituelle et sociale. En effet, le Saint-Esprit, qui a inspiré ici la plume de l'Apôtre Saint Jean, met en relation, dans la même phrase, la pauvreté matérielle de l'Eglise fidèle (tout en précisant qu'elle est "riche", c'est à dire pleinement spirituelle) et la perte de l'élection divine des Juifs qui sont qualifiés de "synagogue de Satan". J'entends déjà les âmes sensibles du grotesque dialogue interreligieux s'offusquer et brandir les arguments surfaits de la naissance du Christianisme au sein de la culture juive du premier siècle...

Ces défenseurs d'une judaïsation du Christianisme, en référence au contexte culturel précité, à savoir la Palestine juive hellénisée sous occupation romaine, voudraient nous convaincre que l'élection d'Israël a été maintenue ! En réalité, ce n'est pas le cas ! Les Saintes Ecritures sont formelles : les Juifs ne peuvent bénéficier de l'élection divine, désormais seulement accordée aux seuls disciples du Christ, et donc à Son Eglise, qu'à l'unique condition du repentir de leur péché d'aveuglement (puisqu'ils ont consciemment demandé la mise à mort du Christ) et de la confession publique de Jésus-Christ comme leur unique Sauveur et Seigneur. Sans cela, ils demeurent sous la Loi de Moïse, loi de condamnation et de mort et encourrent comme tout homme non converti la damnation éternelle et les flammes de l'Enfer.

Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est Dieu incarné, a prononcé un jugement sévère sur les Juifs qui l'ont rejeté, au travers de la malédiction du figuier qui représente Israël : "Puisses-tu ne plus jamais porter de fruit." (Saint Matthieu 21,18). Lorsque les chefs des prêtres juifs et leurs anciens remirent en question l'autorité de Jésus, le Seigneur leur répondit : "C'est pourquoi je vous dis que le Royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. Et celui qui tombe sur cette pierre sera brisé; mais celui sur qui elle tombera, elle le broiera." (Saint Matthieu 21,43).

Dans la parabole du meurtre du fils du propriétaire d'une vigne, les prêtres juifs savaient que Jésus les mettaient en accusation, en les qualifiant de meurtriers : "Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchèrent, sur cette heure même, à mettre les mains sur lui; car ils craignaient le peuple, car ils connurent qu'il avait dit cette parabole contre eux." (Saint Luc 20,19). Notre-Seigneur demande ici, à son auditoire, ce que le maître de la vigne fera aux meurtriers de son fils. Il répond Lui-même : "Il viendra et fera périr ces cultivateurs (ndr c'est à dire les Juifs) et donnera la vigne à d'autres (ndr c'est à dire au Christ et à Son Eglise)." L'Eglise, Peuple de Dieu, est, pour nous Chrétiens, l'Assemblée invisible et indénombrable de tous ceux qui confessent personnellement Jésus-Christ comme leur unique Seigneur et Sauveur, quelles que soient les origines ethniques des uns et des autres.

Dans leur perfidie, les prêtres juifs et les scribes "envoyèrent des agents secrets, qui feignaient d'être des justes, pour le (Jésus) surprendre en quelque parole, de manière à le livrer au magistrat et au pouvoir du gouverneur." (Saint Luc 20,20).

En dépit de leur entêtement, notre Dieu d'amour, de patience et de miséricorde a envoyé son Fils unique, Jésus-Christ, aux Juifs pour le pardon de leurs péchés : "Il vint au milieu de son peuple, et les siens ne l'ont pas reçu." (Saint Jean 1,11). C'est la raison pour laquelle, Saint Jean-Baptiste, cousin du Seigneur, vint baptiser avec de l'eau afin de révéler Jésus, le véritable Agneau de Dieu, à tout Israël : "mais afin qu'il fut manifesté à Israël, à cause de cela je suis venu baptiser d'eau." (Saint Jean 1,31). Le Seigneur Lui-même disait qu'Il avait été envoyé vers le troupeau perdu d'Israël (cf Saint Matthieu 15,24). Mais les Juifs raidirent leur nuque et ne se repentirent pas !

Tout près de la fin de Son ministère terrestre, le Seigneur a dit à Israël : "Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! Voici, votre Maison vous est laissée déserte..." (Saint Matthieu 23,37).

Le Temple de Jérusalem n'existe plus aujourd'hui, les Juifs ont été chassés et condamnés à l'errance à travers le monde car ils n'ont pas voulu reconnaître Jésus comme le Messie qui leur avait été annoncé par tous les prophètes de l'Ancien Testament. Rappelons-nous que lorsque le gouverneur Pilate voulut relâcher Jésus, tous les Juifs dirent en hurlant : "que son sang soit sur nous et sur nos enfants !" (Saint Matthieu 27,25). Ce qui signifie, en langage moderne, qu'ils prirent à leur compte la responsabilité d'avoir condamné à mort Jésus-Christ, Dieu fait homme, la Parole divine faite chair !
C'est pourquoi, depuis ce temps-là, les persécutions n'ont jamais cessé d'accompagner les Juifs où qu'ils soient sur la terre. Elles prendront fin le jour où ils reconnaîtront Notre-Seigneur comme le véritable Messie, qu'ils attendent encore à ce jour. Parmi eux tous, seul un petit nombre le reconnaîtra comme le rappelle l'Apôtre Saint Paul citant le prophète Esaïe : "Quand le nombre des fils d'Israël serait comme le sable de la mer, le résidu seul sera sauvé." (Romains 9,27); le saint Apôtre poursuit en rappelant leur aveuglement spirituel : "Mais leurs entendements ont été endurcis car jusqu'à aujourd'hui, dans la lecture de l'ancienne alliance, ce même voile demeure sans être levé, lequel prend fin en Christ. Mais jusqu'à aujourd'hui, lorsque Moïse est lu (ndr c'est à dire la lecture de la Torah à la synagogue), le voile demeure sur leur coeur; mais quand ils se tourneront vers le Seigneur, le voile sera ôté." (2 Corinthiens 3,14-16).

Enfin, l'attitude d'aveuglement des Juifs et leurs comportements trangressifs ont conduit les autres peuples à blasphémer le Nom de Dieu comme le dit Saint Paul : "Toi qui te glorifies dans la Thora, déshonores-tu Dieu par la trangression de la Thora ? Car le Nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les nations." (Romains 2, 23-24).

En conclusion, pour nous Chrétiens, les Juifs ne sont plus le peuple élu, c'est l'Eglise constituée de tous les hommes confessant Jésus comme leur unique Seigneur et Sauveur et baptisés dans Sa mort et Sa résurrection, nonobstant leurs origines. Elle est le Peuple de Dieu et bénéficie, à ce titre, de l'élection divine par le sang versé de Jésus à la Croix et par Sa puissante Résurrection d'entre les morts. Je laisserai, enfin, le dernier mot de ce billet au martyr Saint Justin de Naplouse, de mémoire bénie, qui en l'an 116, écrivait au rabbin Tryphon : "mais maintenant encore, en vérité, votre main est levée pour le mal; car, après avoir tué le Christ, vous n'en avez pas même le repentir; vous nous haïssez, nous qui par lui croyons au Dieu et Père de l'univers, vous nous mettez à mort chaque fois que vous en obtenez le pouvoir; sans cesse vous blasphémez contre Lui et ses disciples..." (Dialogue avec Tryphon 133,3).


2012, la fin du monde...

Une fièvre sensationnelle se répand parmi les populations d'Europe et d'Amérique : 2012 serait, aux dires des adeptes du calendrier maya, la fin du monde. Après tout, nos contemporains neurasténiques, perpétuellement en mal de sensations, semblent prendre conscience de l'éphémère existence de notre univers matériel...Avouons franchement que pour nous, Chrétiens, cela n'a rien de très nouveau. Le Seigneur Jésus ne nous a-t-il pas  enseigné à ce sujet, il y a plus de deux mille ans ? Le scoop n'en est pas un comme d'habitude. Une chose est sûre, ce monde finira. Quand ? Personne ne le sait comme l'a dit le bon Maître : "Pour ce qui est du jour ou de l'heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul" (Saint Marc 13,32). Pourquoi donc aller chercher chez un autre peuple, disparu qui plus est, des références culturelles indigènes non transposables à notre culture et à notre Histoire ? Il va de soi que l'herbe est toujours plus verte dans le pré d'en face, et qu'il est beaucoup plus confortable , par exemple, de revendiquer face à la lointaine Chine communiste, l'indépendance du Tibet que de défendre l'identité chrétienne de la France face aux revendications croissantes d'une religion totalement étrangère à notre culture et à notre Histoire, mais beaucoup trop proche sans aucun doute, de notre quotidien... Aussi est-il de bon ton de se réjouir en choeur de la mort du pitoyable Ben Laden, tout en laissant, sur notre sol, nombre d'imams aussi féroces qu'incultes, fustiger dans leurs mosquées la société occidentale alors qu'ils en reçoivent dans le même temps, et sans que cela ne trouble le moins du monde leur pieuse conscience, d'abondantes prestations sociales... Passons. Les Occidentaux, ramolis par la pensée unique et son vecteur de propagande la télévision, sont désormais pourvus d'un sens critique aussi consistant que le couteau de l'inventaire de Lichtenberg : un couteau sans manche auquel il manque la lame.

2012, la fin du monde : pourquoi pas, après tout dans une société dépressive comme la nôtre, il n'y a rien d'étonnant à ce que plusieurs de nos contemporains veuillent en finir au plus tôt avec un contexte social global qui, à tous les niveaux, sent de plus en plus l'écurie. Mais en y regardant de plus près, à qui pourrait profiter cette angoisse collective ? Nos contemporains ont été peu à peu coupés de toute forme d'éducation religieuse. C'est un fait sur lequel il est inutile de geindre. Les grandes surface sont devenues leurs temples et les gadgets technologiques aux multiples fonctions sont leurs dieux à plusieurs bras... Privés d'une relation personnelle au Dieu de l'Evangile, seul Dieu d'Amour et de paix, abandonnés à leurs propres passions, et culturellement affaiblis par les médias et les classes dirigeantes, vers qui se tourneront-ils pour s'établir dans la paix du coeur et de l'âme ? Livrés à leurs propres peurs, ils ont été rendus volontairement incapables de remettre à Dieu, qui est l'Auteur de ce monde, leur propre destinée humaine. Dieu ne nous abandonne jamais. Le capitalisme, certes oui. La vérité de la divine Providence qui guide le monde et les coeurs des hommes est aujourd'hui totalement absente des esprits. Que reste-t-il à une société sans destin, sinon les psychotropes et l'idéologie capitaliste qui conditionne l'humain dès son plus jeune âge en lui procurant le plaisir des satisfactions immédiates par le gain ? Peut-être est-ce aussi cela 2012, la fin du monde... Rien d'autre qu'un gadget psychique supplémentaire capable de pousser les foules abruties de télévision et de consommation, à consommer davantage pour combler leur angoisse du lendemain : puisque tout finira en 2012, pourquoi ne pas se faire plaisir, une dernière fois, et tout dépenser ? Contracter des prêts pour se satisfaire à l'instant même d'objets convoités que l'on ne remboursera donc jamais si la fin est bien là ? Voilà ce qu'il se passera, en 2012, des individus, des familles qui auront cru à la fin du monde et qui se lèveront en janvier 2013, plus endettées qu'auparavant. Voilà donc le véritable 2012. Gageons et prions que cette future année soit la fin, non du monde, mais d'un monde, celui de la consommation effrénée; gardons l'espérance que les coeurs bons et mauvais se tourneront vers Jésus-Christ, le seul bonheur durable dans ce monde et dans l'autre...

Les évêques romains européens promoteurs de l'Islam...

Du 31 mai au 2 juin 2011, les évêques des conférences catholiques romaines d'Europe se sont réunis à Turin autour du constat de l'installation durable de l'Islam dans nos pays. Il ressort de leur communiqué sur cette réunion à huis clos, des propositions pour le moins surprenantes : une théologie de l'inculturation qui devrait, selon ces messieurs, "instaurer et consolider des processus de participation positive à la vie sociale et culturelle des pays d'Europe dans un contexte pluraliste, ouvert au dialogue interreligieux et interculturel" et bien entendu, de favoriser l'éducation des responsables religieux musulmans par "une formation théologique et culturelle leur permettant d'exercer convenablement leur rôle religieux dans le contexte européen" (citations extraites du Journal La Croix du 3 juin 2011). 

Si je comprends parfaitement la démarche diplomatique des représentants du catholicisme romain, et leur souci d'éviter le choc civilisationnel Islam-Occident, je ne peux accepter les concessions culturelles qu'ils envisagent quant à l'Islam. L'Islam est une fausse religion, qui ne sauve pas l'humanité et ne la conduit pas à Dieu le Père. Les textes bibliques sont formels et indiscutables : Notre-Seigneur Jésus-Christ, seul, sauve comme nous l'enseigne le Livre des Actes des Apôtres chapitre 4 verset 12 : "Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés." Jésus-Christ, seul, enseigne la religion véritable, celle du coeur, celle qui libère l'humanité : "Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi." (Saint Jean 14,6). 

Qu'avez-vous donc, Messieurs les évêques romains à rechercher le confort de l'Islam ou son installation pérenne en Occident ? Lancez-donc des campagnes d'évagélisation à destination des musulmans en Europe, faites de leurs imams des catéchumènes ! Je ne peux m'empêcher de penser à nos frères chrétiens des pays musulmans : que vont-ils penser de vos positions qui manquent cruellement de courage et, d'une certaine manière les désavouent dans les pays islamiques où ils doivent vivre, très souvent humiliés et persécutés ?

J'encourage tous les Chrétiens, hommes et femmes, qui ont donné leur vie à Jésus le jour de leur baptême, le reconnaissant comme leur unique Sauveur et Seigneur, à proclamer l'Evangile de Vérité aux musulmans en France et d'ailleurs en Europe. Nous avons le devoir de les enseigner et de les baptiser au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Les tièdes ne sont pas les disciples de Notre-Seigneur et celui qui négocie entre ce monde et le Royaume des Cieux n'est pas digne du Maître car "quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au Royaume de Dieu." (Saint Luc 9,62).

Les trois tentations du désert...

Notre actualité fourmille, ces derniers jours, de révélations plus ou moins avérées qui touchent aux instances du pouvoir national et supra-national. Qu'il s'agisse du président du Fonds Monétaire International ou du ministre de la Fonction publique, le scandale est présent, au moins dans les esprits et peut-être dans les faits lorsque la Justice établira les preuves et rendra son verdict. Pour nous, Chrétiens, tout cela n'est pas sans rappeler la tentation de Notre-Seigneur durant les quarante jours passés au désert : "Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur, s'étant approché, lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. Mais lui, répondant, dit: il est écrit: "L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu". Alors le diable le transporte dans la sainte ville, et le place sur le faîte du temple, et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit: "Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre". Jésus lui dit: Il est encore écrit: "Tu ne tenteras pas le *Seigneur ton Dieu". Le diable le transporte encore sur une fort haute montagne, et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu me rends hommage. Alors Jésus lui dit: Va-t'en, Satan car il est écrit: "Tu rendras hommage au *Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul". Alors le diable le laisse: et voici, des anges s'approchèrent et le servirent." (Saint Matthieu 4,1-11). La malheureuse alchimie qui préside inéluctablement à la chute de l'homme est un buissont épineux à trois racines : l'avoir, le pouvoir et le savoir. Ces tentations furent soufflées à l'oreille du Seigneur par Satan lui-même. Si Jésus, notre Maître n'a pas succombé à ces puissantes tentations, pourtant seul dans le désert, c'est bien que son coeur était plein de la vie divine, arbre magnifique à la triple racine : la foi, l'espérance et l'amour. A la tentation de posséder, la foi tient pour ferme ce qu'elle ne possède pas encore; à la tentation de la toute-puissance, l'espérance nous rappelle que nous ne vivons que dans l'attente des dons de Dieu; à la tentation de la connaissance, l'amour vient nous combler au-delà de nos espoirs les plus grands chassant le doute et l'orgueil. A ces trois vertus théologales viennent s'unir trois vertus cardinales : la fidélité, l'humilité et la patience. Toutes ces vertus font défauts à beaucoup de nos dirigeants politiques, c'est bien regrettable mais il ne faut pas s'étonner de les voir sombrer de l'arrogance au péché. Ils sont dans une conception du monde où Dieu est inexistant, il ne leur reste donc que la bien triste compagnie de Satan...

Quand l'Eglise enseigne aux anges...

Il n'y a là, cher lecteur, aucune prétention, aucune mégalomanie...car l'Eglise dont je parle ici, est celle du Nouveau Testament, l'Eglise biblique fidèle et véritable : l'Assemblée invisible des disciples de Christ, de ces pécheurs repentis qui se savent pardonnés à la croix.

Oui, l'Eglise, Corps du Christ, a reçu le ministère d'enseigner non seulement aux hommes mais aussi aux anges. Non qu'elle ait à convertir les anges à Dieu puisque sans cesse ils contemplent Sa face, mais parce qu'elle est elle-même, de par sa nature, le lieu de la manifestation permanente des Saints Mystères de la vie de Christ notre bien-aimé Sauveur. Et l'Eglise, c'est vous et moi !

A nous donc, selon l'enseignement de l'Apôtre Saint Paul, "de mettre en lumière devant tous quelle est l'administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes par l'Eglise..." (Ephésiens 3,9-10a).

Et ce mystère, est l'admirable manifestation de Dieu dans la personne de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, voilà la proclamation de l'Evangile véritable : "Quiconque croit que Jésus le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui. Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l'amour de Dieu consister à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde c'est notre foi." (1 Saint Jean 1-4).

Ainsi, la vie chrétienne n'est pas affaire d'opinion personnelle en matière de foi ni d'options éthiques en matière de vie, mais elle est obéissance à la Parole de Dieu, proclamée par l'Eglise, qui enseigne même aux anges...

La plus belle des ruses du diable...

"La plus belle des ruses du diable est de vous faire croire qu'il n'existe pas". Baudelaire ne pouvait pas mieux dire pour résumer l'action démoniaque  actuelle qui ne connaît qu'une dissimulation : le doute ennemi de la foi. Effectivement, le satan a été rangé au rayon des gadgets à sensation...et pour cause : moins on s'occupe de son existence, plus il peut agir en toute liberté ! Une de ses victoires momentanées la plus éclatante aujourd'hui est le triomphe du relativisme moral.

L'argent et le sexe, moteurs ancestraux de la vanité, de l'orgueil et de la bêtise, ont la vie belle dans les coeurs d'un grand nombre de nos contemporains. Il n'est plus possible de promouvoir quoi que ce soit sans afficher nudité, sensualité ou monnaie abondantes...sans compter l'Internet qui, s'il est utilisé par des têtes et des coeurs bien faits est un outil admirable d'échanges enrichissants, demeure la porte ouverte à l'exaltation de l'appât du gain et à l'excitation des instincts les plus vils. Le but de toute cette action sournoise des démons et de leur chef est fort simple : endormir les consciences, endurcir les coeurs au point de les faire devenir de pierre et surtout, oui surtout, détourner l'homme de sa destiné éternelle qu'est le Royaume des Cieux, autrement dit le Bonheur ultime, Dieu Lui-même.


Alors c'est une croisade spirituelle contre l'action des démons dans les coeurs qu'il nous faut entreprendre ! J'entends déjà les remarques et les rires moqueurs, à peine étouffés, de plusieurs de nos fiers esprits rationnalistes, et parmi eux, hélas, d'un grand nombre de "chrétiens éclairés" : "Voilà encore un nostalgique des frayeurs médiévales qui voit le diable partout ! " C'est inexact : je ne le vois à l'oeuvre que là où les coeurs ne sont pas obéissants au Christ Jésus, là où Dieu n'est pas le premier servi et où le prochain n'est pas aimé de façon désintéressée. Je sais qu'en écrivant cela, mon propos n'est pas "tendance" mais au moins il est durable...Nous avons donc besoin d'un remède et ce remède est cette croisade spirituelle !


Une croisade spirituelle, disais-je, car notre combat sur cette terre n'est pas en premier lieu un combat politique, un combat pour établir une institution ecclésiastique x ou y, un combat pour les affaires matérielles "car notre lutte n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contres les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes." (Ephésiens 6,12). Le remède nous est donné par l'Apôtre Saint Paul : "revêtez-vous de l'armure spirituelle complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir fermes contre les artifices du diable...ayant ceint vos reins de la vérité, et ayant revêtu la cuirasse de la justice, et ayant chaussé vos pieds de la préparation de l'Evangile de paix; par-dessus tout, prenant le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant. Prenez aussi le casque du Salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la Parole de Dieu..." (Ephésiens 6,11;14-17). Voilà la croisade qui fait fuir le démon et le dévoile de sa cachette dénommée...athéisme...

Se donner la mort à 13 ans...

Dimanche, jour hebdomadaire de la Résurrection de Notre-Seigneur et, aujourd'hui côté ciel, jour pluvieux...La météo intérieure est quant à elle au beau fixe, toujours dominée par le Soleil de Justice, le Seigneur de toutes choses. Pourtant des larmes jaillissent de mon coeur, comme cette pluie qui n'en finit pas d'être triste et malheureuse. J'ai appris hier soir, dans mon entourage proche, la perte d'un jeune enfant de 13 ans. La mort d'un gamin est une chose terrible pour les parents, une épreuve dont seuls ceux qui en ont vécu  les affres peuvent témoigner. Mais là, le motif de cette mort brutale laisse sans voix. Le petit a mis fin à ses jours, il s'est pendu dans sa salle de jeu... Entendez-vous, un enfant se donne la mort pour en finir avec la vie ! Un froid me glace l'échine. Je n'ai pas d'enfant, mais l'idée de ce que cela peut représenter comme drame me bouleverse au plus profond de mes entrailles. Tout allait bien pour cet enfant, en tout cas en apparence. L'amour des parents et le confort matériel n'ont pas fait défaut. Alors ? Alors, me direz-vous, pourquoi s'est-il tué ? Je vais y aller d'une réponse rapide et schématique certes, mais dérangeante et vraie. En dehors des zones dramatiques de conflits ethniques, de guerres ou de famines, ce qui n'est pas notre cas, les petits mettent fin à leurs jours dans les sociétés d'égoïstes matérialistes et d' adulescents capricieux. Un nombre croissant d'adultes, encouragé par le capitalisme ambiant qui a besoin de cerveaux disponibles et surtout de coeurs vides, refuse de plus en plus de quitter les codes égocentriques de l'adolescence. Dans ce contexte pitoyable et destabilisant, les enfants ressentent leur place comme inférieure et leur parole dévalorisée. Les médias (comme l'Internet, la télévision, le cinéma, etc...) les jettent brutalement dans un monde bâti sur des rapports violents et/ou lubriques. Partout on éduque à l'agressivité verbale ou physique dans la relation à l'autre mais aussi à la consommation des corps, des sentiments. Et nous sommes tous complices de cela, à différents degrés, oui, complices de nous taire et de ne pas nous opposer virulemment à cette culture mortifère que les démons nous imposent au travers de la violence, du sexe, des drogues et de tous les plaisirs malsains ! Tant qu'il y aura un petit qui mettra fin à ses jours, nous serons responsables de sa mort, je serai responsable de son désespoir. Il nous appartient de nous opposer avec encore plus d'énergie au modèle social actuel, de partir au front et de proposer l'Amour du Christ, sans condition pour tous les hommes au risque de notre vie, de notre réputation, de notre carrière et de tout le falbala matérialiste que nous laisserons de toute manière en quittant ce monde de pacotille. Notre image sociale ne doit jamais être notre souci, rappelons-nous l'enseignement du Maître de l'Amour inconditionnel, Jésus de Nazareth, tandis que ses disciples n'avaient comme seule préoccupation que de savoir qui serait le plus grand en Paradis :  "En ce moment, les disciples s'approchèrent de Jésus, et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer." (Saint Matthieu 18,1-6).Suivre Jésus, ce n'est pas regarder gentillement le Ciel en comptant les nuages ! Suivre le Christ, c'est faire descendre le Ciel, le Royaume des Cieux, sur la terre en engageant sa vie au service des plus petits et des plus faibles : "Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même." dit Jésus. Au lieu de pleurer sur nous-mêmes et nos petits chagrins quotidiens, pensons à notre devoir vis à vis des plus fragiles, pour qu'un jour le Soleil ne se lève plus jamais sur le suicide d'un enfant...