Du 31 mai au 2 juin 2011, les évêques des conférences catholiques romaines d'Europe se sont réunis à Turin autour du constat de l'installation durable de l'Islam dans nos pays. Il ressort de leur communiqué sur cette réunion à huis clos, des propositions pour le moins surprenantes : une théologie de l'inculturation qui devrait, selon ces messieurs, "instaurer et consolider des processus de participation positive à la vie sociale et culturelle des pays d'Europe dans un contexte pluraliste, ouvert au dialogue interreligieux et interculturel" et bien entendu, de favoriser l'éducation des responsables religieux musulmans par "une formation théologique et culturelle leur permettant d'exercer convenablement leur rôle religieux dans le contexte européen" (citations extraites du Journal La Croix du 3 juin 2011).
Si je comprends parfaitement la démarche diplomatique des représentants du catholicisme romain, et leur souci d'éviter le choc civilisationnel Islam-Occident, je ne peux accepter les concessions culturelles qu'ils envisagent quant à l'Islam. L'Islam est une fausse religion, qui ne sauve pas l'humanité et ne la conduit pas à Dieu le Père. Les textes bibliques sont formels et indiscutables : Notre-Seigneur Jésus-Christ, seul, sauve comme nous l'enseigne le Livre des Actes des Apôtres chapitre 4 verset 12 : "Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés." Jésus-Christ, seul, enseigne la religion véritable, celle du coeur, celle qui libère l'humanité : "Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi." (Saint Jean 14,6).
Qu'avez-vous donc, Messieurs les évêques romains à rechercher le confort de l'Islam ou son installation pérenne en Occident ? Lancez-donc des campagnes d'évagélisation à destination des musulmans en Europe, faites de leurs imams des catéchumènes ! Je ne peux m'empêcher de penser à nos frères chrétiens des pays musulmans : que vont-ils penser de vos positions qui manquent cruellement de courage et, d'une certaine manière les désavouent dans les pays islamiques où ils doivent vivre, très souvent humiliés et persécutés ?
J'encourage tous les Chrétiens, hommes et femmes, qui ont donné leur vie à Jésus le jour de leur baptême, le reconnaissant comme leur unique Sauveur et Seigneur, à proclamer l'Evangile de Vérité aux musulmans en France et d'ailleurs en Europe. Nous avons le devoir de les enseigner et de les baptiser au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Les tièdes ne sont pas les disciples de Notre-Seigneur et celui qui négocie entre ce monde et le Royaume des Cieux n'est pas digne du Maître car "quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au Royaume de Dieu." (Saint Luc 9,62).
Notre actualité fourmille, ces derniers jours, de révélations plus ou moins avérées qui touchent aux instances du pouvoir national et supra-national. Qu'il s'agisse du président du Fonds Monétaire International ou du ministre de la Fonction publique, le scandale est présent, au moins dans les esprits et peut-être dans les faits lorsque la Justice établira les preuves et rendra son verdict. Pour nous, Chrétiens, tout cela n'est pas sans rappeler la tentation de Notre-Seigneur durant les quarante jours passés au désert : "Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur, s'étant approché, lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. Mais lui, répondant, dit: il est écrit: "L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu". Alors le diable le transporte dans la sainte ville, et le place sur le faîte du temple, et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit: "Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre". Jésus lui dit: Il est encore écrit: "Tu ne tenteras pas le *Seigneur ton Dieu". Le diable le transporte encore sur une fort haute montagne, et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si, te prosternant, tu me rends hommage. Alors Jésus lui dit: Va-t'en, Satan car il est écrit: "Tu rendras hommage au *Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul". Alors le diable le laisse: et voici, des anges s'approchèrent et le servirent." (Saint Matthieu 4,1-11). La malheureuse alchimie qui préside inéluctablement à la chute de l'homme est un buissont épineux à trois racines : l'avoir, le pouvoir et le savoir. Ces tentations furent soufflées à l'oreille du Seigneur par Satan lui-même. Si Jésus, notre Maître n'a pas succombé à ces puissantes tentations, pourtant seul dans le désert, c'est bien que son coeur était plein de la vie divine, arbre magnifique à la triple racine : la foi, l'espérance et l'amour. A la tentation de posséder, la foi tient pour ferme ce qu'elle ne possède pas encore; à la tentation de la toute-puissance, l'espérance nous rappelle que nous ne vivons que dans l'attente des dons de Dieu; à la tentation de la connaissance, l'amour vient nous combler au-delà de nos espoirs les plus grands chassant le doute et l'orgueil. A ces trois vertus théologales viennent s'unir trois vertus cardinales : la fidélité, l'humilité et la patience. Toutes ces vertus font défauts à beaucoup de nos dirigeants politiques, c'est bien regrettable mais il ne faut pas s'étonner de les voir sombrer de l'arrogance au péché. Ils sont dans une conception du monde où Dieu est inexistant, il ne leur reste donc que la bien triste compagnie de Satan...
Ce matin, comme désormais ce sera mon ordinaire, je prends le train quotidien pour me rendre à Toulon... Lorsqu'un jeune homme, l'air gêné mais toutefois décidé, la petite vingtaine me dit : "Est-ce que je peux me confesser ? C'est urgent, je vous en prie, pas plus de dix minutes !" Puisque je n'avais pas l'intention de sauter du train en marche (!), et que la demande d'un pécheur pleine de componction ne se néglige jamais, nous trouvons, ce jeune homme et moi-même, un espace un peu réservé dans la voiture de la Société Nationale des Chemins de Fer, pour y faire entendre la proclamation de la grâce céleste. "Va et ne pèche plus !" Ces mots, de la bouche-même de Jésus, résonnent aux oreilles de tous ceux qui demandent le pardon, ce sont ceux que je répète à ce garçon bien déterminé à changer de vie. Et c'est ainsi que celui qui est venu à moi, moi qui suis aussi pécheur que lui, avec le dos courbé sous le poids du péché et de la conscience, est reparti droit comme un cyprès et plein d'espérance en Christ. A sept heures et demie du matin, un jeune inconnu a voulu confesser ses péchés devant Dieu et entendre la proclamation du Salut offert à tous les hommes. S'il est vrai que les temps, nos temps, sont sombres, ce jeune pécheur contrit a fait résonner en mon coeur ces paroles bienfaisantes du Maître : "Je vous le dis, il y aura plus de joie dans le Ciel pour un pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance" (Saint Luc 15,7). Aujourd'hui, mes amis, c'était la fête en Paradis...
Alors qu'il est tard et que s'achèvent les derniers entretiens pastoraux de la journée, un constat, presque une habitude tant il est fréquent, surgit à nouveau en moi : les gens sont désespérément en quête d'amour... Pas une seule de ces rencontres avec ces hommes et ces femmes, de toutes conditions, de tous âges et de toutes cultures, n'aboutit tôt ou tard à cette détresse latente du coeur : "Personne ne m'aime, je me sens seul(e)." Il faut dire que dans cette société aussi peu aimable que la nôtre, où le choix varie hystériquement entre le plaisir sexuel consummériste et l'indifférence généralisée, les jeux sont vite faits ! Les laissés-pour-compte de l'amour sont légions et les coeurs assoiffés de tendresse sont désormais sans nombre. L'enseignement du Seigneur Jésus est plus vrai que jamais en ces temps d'agitation des esprits et des corps, en ces temps où personne n'a plus la patience de supporter les limites bien naturelles de l'autre, y compris celles de l'être que l'on croit aimer : "Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes." (Saint Matthieu 11,29). A nous de conduire les coeurs assoiffés aux pieds du Saint Maître, à nous, aussi, de réapprendre à aimer sans condition et sans attendre de retour car "l'amour est patient, l'amour est serviable" (1 Corinthiens 13,4), "l'amour ne recherche pas son intérêt,...il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout" (1 Corinthiens 13, 5;7).
Triste jour de l'An, que cette nuit de la Saint Sylvestre, pour les chrétiens d'Egypte. Un attentat a été perpétré contre la communauté rassemblée pour la célébration de l'Eucharistie devant l'église d'Al Kidissine, à Alexandrie. On parle pour l'instant d'au moins 21 morts et de 79 blessés. Ce début d'année vient nous rappeler qu'être chrétien, disciple de Jésus Christ ressuscité n'est pas une chose facile...et que des chrétiens, en nombre, sont persécutés et meurent chaque jour de par le monde. Cet évènement fait résonner ce terrible enseignement du Maître : "Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre." (Saint Jean 15,20). Quand je pense, combien de Français, de souche chrétienne, sont prompts aujourd'hui à défendre le Tibet et son dalaï lama (*)... et oublient totalement qu'ils ont des frères et des soeurs persécutés dans le monde qui ont besoin que nous portions leur parole non relayée par les médias ! Si je dois en ce jour de l'An formuler un voeux, c'est celui de la reconquête des coeurs et de l'identité chrétienne qui disparaît peu à peu en Occident, or notre voix de chrétiens occidentaux est encore forte et peut être entendue. Nos frères persécutés ont besoin de nous, car dit Jésus : " Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites." (Saint Matthieu 25,45) et "celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu" (Saint Luc 12,9). A toi, chrétien(ne) de culture, de baptême, de tradition qui lit ce message, parle avec courage des tiens qui sont persécutés et qui servent le même Seigneur que toi...car c'est ainsi que tu défendras aussi tous les hommes : en faisant régner Jésus-Christ le Seigneur dans les coeurs et les cultures, blessés par le péché, qui ne connaissent pas Son Amour !
(*) Je précise que je comprends la situation inacceptable de l'invasion du Tibet par le régime communiste chinois, cela va sans dire. Mais il ne faut pas perdre de vue, au risque d'y perdre son "politiquement correct", que la propagande autour du Tibet a comme arrière-plan le prosélytisme bouddhiste en France et ailleurs en Occident, même si le dalaï lama actuel et ses disciples occidentaux s'en défendent par des discours sirupeux et compassés...Ne nous laissons pas leurrer par les sourires...enfin rappelons-nous qu'il n'y a qu'une voie qui conduit au Ciel : c'est Jésus-Christ le Chemin, la Vérité et la Vie !
Pas une seule semaine ne passe sans que je rencontre des hommes et des femmes, de toutes conditions, qui viennent me faire part de leur incapacité à fonder un couple stable. C'est une réalité qui, malheureusement, devient une banalité de la conversation. On changerait donc de conjoint comme on change de mobilier, sans autre forme de procès... Est-ce enfoncer une porte bien ouverte que d'en attribuer la faute à la société de consommation, immédiate et futile, superficielle et capricieuse, dans laquelle nous évoluons ? A cette question la tendance générale est à la réponse affirmative. Personnellement, je crois que le problème est bien plus profond qu'il n'y paraît.
Si le comportement, chez les populations des pays développés, est à la consommation de tout et de rien, le problème actuel rencontré par de nombreux couples ne se fonde pas que dans un cannibalisme inextinguible et ravageur de l'émotion et des sentiments, ni d'ailleurs dans la seule compulsion d'une sexualité immaîtrisée. Cette dernière demeure cependant un fléau qu'il faut combattre avec autant de vigueur qu'on le ferait pour l'alcoolisme. Mais ce n'est pas ici mon propos.
Avant de parler de la crise du couple et du séisme moral que connaissent les relations humaines de nos sociétés dites "civilisées", il faut se poser la question du sens du mot "couple". Le dictionnaire Quillet en donne la définition suivante : " du latin copula, lien. Deux choses de même espèce que l'on met ou que l'on considère ensemble [...] Se dit de deux êtres animés d'un même sentiment [...] Deux personnes unies ensemble par amour ou par mariage". Pour ce qui intéresse notre sujet présent, la dernière partie est assez éloquente : les deux choses qui fondent principalement le couple sont l'amour et le mariage.
Il faut aussitôt préciser que l'amour n'est pas un sentiment, contrairement à la pensée populaire, soutenue par la fable littéraire et poétique, mais l'amour est une vertu théologale qui s'accompagne de deux autres vertus qui lui sont, en cette vie terrestre, inséparables : la foi et l'espérance.
Ainsi, le couple repose sur une triple dimension de la relation au conjoint : l'amour manifesté par l'attention, la délicatesse, la prévenance, le soin et l'union sexuelle; la foi manifestée par la confiance, l'abandon, le conseil, la prière et la répartition des responsabilités domestiques; enfin, l'espérance par le pardon, l'abnégation, le sacrifice et le partage des bien matériels. C'est donc au sein du mariage que peuvent s'épanouir ces merveilleuses vertus. Mais elles ne peuvent éclore et se développer que sous l'action sanctifiante du Saint-Esprit communiquée au moment de la bénédiction nuptiale car rappelons-le le mariage est une institution divine, lieu de la présence de la Sainte Trinité tout autant que dans les autres formes de vie consacrée au coeur du christianisme. En dehors du mariage ou dans un contexte automatisé du mariage religieux comme rite social dépourvu de toute vie spirituelle authentique, nulle grâce, nulle possibilité de faire jaillir la sainteté au sein d'un foyer et d'une maison. On ne commande pas la grâce divine, on la reçoit en toute soumission à Dieu et à ses commandements.
C'est pourquoi la vie spirituelle de chaque individu est si importante. L'obéissance aux exigences divines par la sage pratique de la religion chrétienne est le seul moyen mis à la disposition de l'homme afin de fonder son existence non sur les conventions du moment, les critères physiques, les revendications idéologiques ou les caprices de la mode sociale mais très certainement sur l'accomplissement de la volonté de Dieu.
L'obéissance à une autorité spirituelle élevée et exigeante est la condition sine qua non pour qu'un couple soit réellement fondé sur l'amour et le mariage et non sur le désir perverti et mortifère de l'accomplissement de soi par l'assouvissement des désirs émotionnels, psychiques et physiques. C'est là exactement que se situe l'écueil sur lequel s'échouent chaque jour de nombreux couples.
Le but du couple, n'est pas de se satisfaire lui-même et encore moins de s'établir sur le sentiment amoureux qui peu à peu s'étiole. Son but le plus grand et le plus honorable est de fonder une famille qui serve et adore Dieu dans la louange, la prière, le service et l'obéissance quotidiens, de créer une communauté où chacun, dans le respect de l'autre personne, peut répondre à l'appel particulier de Dieu.